Eva Darlan VS le gouvernement. La lutte contre les féminicides, portée par une voix de combattante. Une vraie.

Voilà des mois que nous dénonçons le scandale des féminicides, et qu’en dépit d’une annonce en carton du gouvernement Macron, déclarant la lutte pour l’égalité femme-homme, cause du quinquennat, rien ne se passe.
Ou plutôt si, il se passe bien quelque chose. Le nombre des violences faîtes aux femmes en général, et des féminicides, en France, à exploser.
Oui, #Metoo et #Balancetonporc ont leurs effets positifs, mais bien insuffisants, hélas.
Les explications sont diverses et lacunaires. Après tout, peut-on expliquer pourquoi
et comment un homme décide que le corps et la vie d’une femme lui appartiennent, jusqu’à avoir droit de vie ou de mort, sur elle ?
Culture, tradition, religion, éducation… Tout reste à faire, et pas uniquement en France. loin s’en faut !
Il faut agir. Féminin/Masculin, ensemble. C’est mieux.
Et puisque Mme Schiappa, la Miss météo du gouvernement Macron, est parfaitement incompétente en la matière, la rage des familles des victimes
et de tou–te-s celle-s-et-ceux en lutte contres ses violences assassines, explose.
Copyright Agents Associés Vince Fischer
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La lutte s’organise avec les marches et la pétition d’Eva Darlan :
Grande comédienne et véritable combattante féministe, Eva Darlan porte la cause
avec force et courage. Entourée de Muriel Robin et Luc Frémiot, elle ne lâche rien.
Et de signer et partager la pétition, si ce n’est pas encore fait.
En 2019, les féminicides restent des crimes intolérables, qui pourraient être évités,
si une vraie prise en charge globale (moyens humains, financiers, logistiques…) était mise en place.
La lutte contre les violences faites aux femmes ne peut pas se contenter d’être médiatique. Que le gouvernement prenne enfin ses responsabilités et passe à l’action.
Merci à Eva Darlan, Luc Frémiot, Muriel Robin, et tou-te-s celles et ceux qui s’engagent avec ténacité et persévérance.
petition
Le combat continue. 🧙‍♀️👊
Lulu

Orient VS Occident, le patriarcat toujours gagnant.

Ce jeudi 1er août, une grande nouvelle nous est parvenue d’Arabie Saoudite. Enfin ces dames d’orient se voient « autorisées à obtenir un passeport sans « tuteur » masculin ».

Femme, Jeune Fille, Secret, Foulard, Arabe, Islam

Et la communauté internationale d’applaudir cette avancée spectaculaire dans la condition féminine saoudienne. Déjà, qu’il y a un an, on leur a permis de conduire seule. On peut parler d’un véritable frémissement de progrès dans l’émancipation de ces femmes. Et on a raison de s’en réjouir.

Sauf que la réalité reste, comment dire… inacceptable, intolérable,
insupportable ?

Oui, ça et plus encore.

En dépit des efforts du prince héritier Mohammed ben Salmane, qui a aussi permis
à ses sujettes, d’assister à des matches de football et d’accéder à des métiers autrefois (c’est à dire hier) réservés aux hommes, force est de constater qu’elles restent assujetties à une autorité masculine – père-frère-époux- oncle et fils (!).

Mineures à vie, voilà le statut des femmes saoudiennes en 2019. Mais l’Arabie Saoudite ne détient pas le monopole en ce domaine.

Selon Lemonde.fr : (…) Cette situation existe dans au moins seize pays, selon notre comptage, de la Mauritanie au Yémen en passant par l’Afghanistan et l’Egypte : on n’y reconnaît pas la majorité juridique aux femmes. On trouve le même type de situation en Bolivie, où les femmes doivent obtenir l’autorisation de leur époux pour pouvoir travailler. En Russie, 456 professions sont directement interdites aux femmes, comme les postes de conductrice de camion agricole, aiguilleuse de trains ou plombière. »

Autrement dit, « y’a encore du boulot ! » Pire, c’est devant notre porte « aussi »
qu’il faut agir et réagir !

En effet, s’il est de bon ton d’acquiescer ses avancées saoudiennes, rappelons
que l’occident, USA et Europe en tête, feraient mieux de la jouer modeste !

Rappelons les tristes régressions en matière d’avortement, dont se gausse, notamment, l’état américain d’Alabama. L’Alabama qui trouve de bon goût  d’exiger, pour une femme violée de demander à son agresseur, le droit d’avorter !

Il faut dire qu’en ce domaine, ils sont nombreux, les pays à se disputer la palme !

Toujours selon Lemonde.fr : (…) seuls 58 pays dans le monde autorisent l’avortement sans condition. Dans une majorité de pays, soit l’accès à l’avortement est limité de manière étroite, en réclamant l’aval d’un ou deux médecins ou en demandant de prouver un état
de détresse économique, par exemple, soit il est strictement interdit, sauf
dans le cas où la vie de la femme est en danger. »

Prouver sa détresse, être en danger de mort, quémander, encore et toujours le droit de disposer de son corps ! Mais ça va durer encore longtemps cette ingérence dans la vie et la chair des femmes ?

On parle de la différence de salaires, ou on lâche l’affaire ? Et cette fois, je parle
de la France.  En 2019, « En équivalent temps plein, les femmes touchent 18,5 % de moins que les hommes, selon l’Insee. La discrimination pure serait d’environ 10 %
d’après le ministère du Travail.
 » (Observatoire des inégalités)

J’ajoute une petite particularité à laquelle vous n’aviez pas pensé. Savez-vous que
la moitié de notre population n’a pas de nom ? Et oui, dans un modèle social hétéro,
une fillette naîtra d’abord avec le patronyme de son père, pour ensuite prendre
celui de son époux. Autrement dit, elle disparaît d’une lignée pour se fondre
dans une autre,
sans jamais créer la sienne.
Ainsi, pendant des siècles, les femmes restaient les invisibles de la généalogie.
Heureusement, aujourd’hui, il est possible de garder et transmettre son patronyme « paternel » donc, comme un homme. Un droit à prendre mes sœurs !

Et pour finir d’enfoncer le clou, voici un petit récapitulatif des dates clés dans les droits cédés aux femmes, en France  (merci  à Felina) :  

Déguisement, Fée, Fillette, Miroir, Déformant, EnfantSous l’Ancien Régime.
1790 Les lois de la Révolution :
la femme a le même droit
à l’héritage que les enfants de sexe masculin.

1804 Le Code Napoléon consacre l’incapacité juridique de la femme mariée :
. la femme, considérée comme mineure, est entièrement sous
la tutelle de ses parents,
puis de son époux ;

. restrictions sévères au droit de divorcer.

1816 Suppression totale du divorce.

1848 : instauration du « suffrage universel » masculin

1874 Première loi tentant de protéger les femmes au travail : les femmes ne peuvent travailler dans les mines, ni travailler le dimanche.

1881 Loi autorisant les femmes à ouvrir un livret de Caisse d’épargne sans l’autorisation de leur époux

1884 Loi autorisant le divorce, aux mêmes conditions qu’en 1804.

1915 Les femmes disposent de l’autorité paternelle en l’absence du mari, et pour la durée de la guerre.

1920 Loi faisant de la contraception et de l’avortement un délit pénal.
Les institutrices obtiennent l’égalité de rémunération avec les hommes.

1936 : le gouvernement Léon Blum compte 3 femmes sous-secrétaires d’État

1938 Loi reconnaissant à la femme une « capacité juridique » restreinte : droit d' »ester* en justice », de témoigner, etc… (*exister – être reconnue)

1941 Le divorce est interdit pendant les trois première années suivant le mariage; ensuite aussi, sauf en cas de sévices graves et répétés.

1942 L’avortement est considéré comme un crime contre l’État, passible de la peine de mort.

1944 Une ordonnance d’Alger accorde aux femmes le droit de vote et le droit d’éligibilité.
Les femmes sont admises dans les jurys d’assises

1945 Rétablissement du divorce aux conditions de 1908.
Loi instituant le congé de maternité obligatoire et indemnisé à 50%.
34 femmes sont élues députées

1946 Le préambule de la Constitution pose le principe de l’égalité des droits entre hommes et femmes.

1965 Réforme du régime matrimonial de 1804 : la femme peut gérer ses biens, ouvrir un compte en banque, exercer une profession sans l’autorisation de son mari.

1967 Loi Neuwirth autorisant la contraception ; celle-ci sera remboursée en 1974.

1970 La mère devient l’égale du père en matière d’autorité parentale.

1971 Loi rendant obligatoire l’égalité des salaires entre les hommes et les femmes pour un même travail.

1974 Loi Veil autorisant l’IVG, sous certaines conditions.

1975 Libéralisation du divorce .

1983 Loi Roudy, qui interdit toute discrimination professionnelle en raison du sexe.

1986 Circulaire légalisant l’emploi du féminin pour les noms de métier.

1990 Arrêt de la Cour de cassation condamnant le viol entre époux.

1992 Loi réprimant les violences conjugales, et loi sanctionnant le harcèlement sexuel au travail.

1999 Réforme de la Constitution : la loi « favorise » l’égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives.
Loi en faveur de la parité hommes/femmes en politique...

Pas de quoi pavoiser devant l’Arabie saoudite, n’est-ce pas… Messieurs ?

Oui, si toutes ces merdeilles* existent (*ndlr : néologisme : mixe entre merdouille et merveille, tant le niveau de consternation est élevé), c’est grâce à l’indéboulonnable patriarcat !

Et la question qui suit est « Pourquoi ? »
Pourquoi  en sommes-nous encore-là, à l’ heure du numérique, de  la 4G, de Netflix,
de la 5G, d’Amazon, de l’I-Phone 5 ? 6 ? 7 ? de Cyril Hanouna, de Marlène Schiappa,
de Trump… ?

Ah… La réponse est sans doute dans la question..

Autrement dit, alors que le 21ème siècle approche de sa 20ème année, perdure un système de penser rétrograde, bousculé certes, par des #Metoo et autres #Balancetonporc, sans être jamais renversé.

Alors la vraie question est : à qui profite le crime ?
Et bien oui, aux hommes tout puissants, pourtant bien impuissants face à la puissance invaincue des femmes – comme la décrit si bien, Mona Chollet, dans son excellent livre éponyme (« Sorcières : la puissance invaincue des femmes » lisez-le,
aimez-le, partagez-le, prêtez-le, offrez-le !)

Et encore oui, nous sommes des sorcières. Survivantes de tous les maux innommables subit à travers les siècles, nous sommes des femmes debout et combattantes.
Puisqu’il le faut.

Et pourtant il suffirait que la majorité des hommes rejoigne notre camp.

La guerre est déclarée par des obscurantistes falots, peu sûrs de leur virilité molle,
qui s’accrochent à leur pouvoir vain et leur supériorité en carton pâte.

La violence est leur langage. La mort aussi. Et je ne vous parle pas d’un ailleurs, là-bas, dans les Emirats, mais bien d’ici.

A ce jour, vendredi 2 août 2019, en France, depuis le 1er janvier,
83 femmes ont-été tuées sous les coups de leur ex/conjoint.

83.

Fleurs Funéraires, Couronnes De Fleurs, Fleur
83

Et pourtant, il suffirait que la majorité des hommes rejoigne notre camp.

Welcome Gentlemen.

Lulu

Schiappa VS Galilée, et pourtant, elle tourne !

Marlène Schiappa est un poème à elle toute seule.Maline plus qu’intelligente, elle manœuvre, minaude, ricane,  grogne, sourit, séduit… Ou pas.

Moi, c’est « Pas ». Féministe et humaniste active, Marlène me froisse, m’agace et m’irrite, à chacune de ses interventions.

Pourtant, je lui ai laissé, sa chance. A sa nomination, en tant que « secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes », j’étais curieuse de la connaître.

Alors, je l’ai googlée et je trouvai son parcours plutôt intéressant. Restait à la voir à l’action.

Evidemment, ça n’a pas tardé et évidemment, ça a vrillé, avec la coupe dans le budget, dédié notamment aux associations d’aide aux femmes violentées, violées, et/ou harcelées.  Déjà, « la cause nationale du quinquennat », à savoir « L’égalité femme-homme » perdait de sa splendeur. Et ça n’a fait que continuer…

 Non pas que j’attendais des miracles de la part du gouvernement Macron (je vous rappelle, d’ailleurs, M. le Président, que comme une grande majorité de citoyen-ne-s, j’ai voté contre Le Pen, et jamais pour vous. Mais je m’égare), mais force est de constater que, même avec sa loi Schiappa, la secrétaire d’Etat a merdé, et que c’est la cause des femmes qui a morflé.

Malheureusement, n’ayant pas lucidité ni l’intégrité d’un Nicolas Hulot, Marlène est restée. Et, toujours vers Macron, les yeux de fan enamourés, tournés, elle accepte toutes les missions poubelles, qui lui donnent, dans les médias, l’occasion de faire la belle.

Nouvelle mission, nouvel éclat, quand elle annonce la co-animation avec Cyril Hanouna (alors, déjà, on atteint les étoiles), d’une « spéciale » « Balance ton post », ce vendredi 25 janvier, consacrée au « grand débat national ».

Rien que ça, c’est déjà une énorme blague. Pas drôle du tout la blague, puisqu’on sait bien que derrière ce muppets-show, c’est une récupération crasse du gouvernement, qui se la joue démago-popu, en gardant le petit doigt levé, pendant que les ploucs en gilets-jaunes, s’épuisent à crier leur désespoir, et à croire qu’en remplissant un QCM, on les écoutera.

beab8-giphy2b2528172529Vaste mascarade donc, qui n’a pas manqué de faire rire ici et là, offusquant Marlène, qui déclara :« Ce n’est pas parce que la majorité des personnes pensent que c’est une mauvaise idée que ça l’est. Je vous rappelle que Galilée était tout seul face à la majorité pour dire que la Terre était ronde et qu’elle tournait. La majorité pensait qu’elle était plate et statique ».

Voilà, voilà… Donc là, moi, normalement, je pleure, soit de rire, soit de chagrin, devant autant de vanité, vénalité et vacuité…

Mais pour ne pas tout à fait m’effondrer, j’ai décidé de consulter le premier concerné, Galilée, de lui laisser le dernier mot, pour terminer.

“Je n’ai jamais rencontré d’homme (et de femme. NDT) si ignorant(-e) qu’il(-elle) n’eut quelque chose à m’apprendre.”

Galilée

Lulu
Souriez, vous êtes vivants !

Carnistes vs Végane, ou d’une certaine vilaine petite canarde

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En vue de la préparation du dîner de Noël, j’ai eu la mauvaise idée de parler du massacre des oies et canards, pour un pauvre foie gras dégueulasse, en début de repas familial… A la décharge – ou à la charge- de mes proches, je leur ai envoyé, hier soir, un mail avec un lien de L214, sur la « vraie » recette du foie gras.MixedTornBaboon-size_restricted

Je me suis fait littéralement agressée, par toute la tablée. Je ne pouvais même pas réagir tant le ton montait -entre eux- sans que je puisse placer un mot.
Donc, bien sûr les végans sont des extrémistes dangereux, comme les partis intégristes et comme les sectes (j’ai osé un « mais, enfin il ne s’agit pas d’une religion, ni d’un parti politique… » Personne n’a écouté.
Suite à un reportage diffusé sur M6, tendancieux et choquant à mort,-donc orienté anti-végan, je le sais, je l’ai vu ! – « ils » croient tous savoir, parce que forcément, si la télé et M6 avec ses documentaires low-cost, le disent, alors c’est vrai ! Effrayant non ?tumblr_nx71g6enok1ub6o1yo1_500

Imaginez si j’avais pu évoquer d’autres documentaires, plus complets et scientifiques, comme ceux diffusés sur Arte, comme on aurait pu élever le débat. Enfin, s’il y avait eu un débat.

D’ailleurs, ce soir, il y a un documentaire, sur Arte « La médecine, face aux supers pouvoirs des animaux« . et sur France inter, vous pouvez écouter « la psychologie des animaux »
Mais attention, si vous pensez que c’est une manipulation ptenorour vous endoctriner dans ma secte, FUYEZ !

Sans compter les arguments fumeux du genre : « C’est impossible de changer les mentalités« , et « On n’a pas à changer de culture ! ». Et puis, « Manger un chien ou manger un cochon, c’est différent puisque le cochon a été créé pour ça« , et encore « On ne met pas les animaux au niveau des humains, quand même ! » etc…
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Je n’ai pas pu aborder la question écologique, non plus. Je voulais notamment savoir s’ils avaient regardé « Demain » et « Après-Demain », les documentaires de Mélanie Laurent et Cyril Dion (que je trouve particulièrement brillant, d’ailleurs je suis en train de lire « Petit manuel de résistance contemporaine » Ed Actes Sud, que je vous recommande vivement).

coco Mais, à quoi bon ? On ne peut pas, juste en discuter, alors ? Quelle agressivité et quelle fermeture d’esprit… Je ne comprends pas.

Ce fut très douloureux pour moi. Envie de pleurer, avec un grand grand sentiment de solitude et, comment il dit déjà, Voulzy ? Ah oui, d’isolement…
Je me le tiens pour dit. Je n’aborderai plus ce sujet avec eux. Ils ne sont visiblement pas prêts !52ae774024a8647ae69a49b2b1f02f53

Quant à moi, peut-être devrais-je rejoindre un groupe écolo avec lequel partager mes quelques valeurs d’intégriste… Il est peut-être temps, oui.

En attendant, bonne soirée et bon appétit bien sûr !

Lulu 

 

Le Péril jaune

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Quand j’entends « Gilets jaunes », j’entends, colère, hargne, violence, désespoir, hausse du prix de l’essence, taxe sur le gas-oil, trop de taxes, trop d’impôts, et trop, trop, trop, ras-le-bol de la hausse des prix, de la hausse du coût de la vie (vivre coûte-il trop cher ?), aide à la transition écologique, rien à foutre de l’écologie (non ! écologie et économie sont sœurs jumelles. En sauvant la première, on sauvera la deuxième), j’entends des cris, j’entends du bruit, j’entends, et parfois je me rallie, et parfois pas, alors, oui, j’entends et c’est assourdissant…

180px-Igualtat_de_sexes.svgPendant ce temps-là, samedi, quand les abris bus volaient sur les Champs, et que les gaz lacrymo faisaient pleurer les gilets, d’autres pas frappaient le pavé, d’autres mots étaient scandés, des cris et des larmes aussi, mais ça, c’est toutes l’année. Oui, samedi aussi, à Paris, on a marché, et c’est contre toutes les violences faites aux femmes qu’on s’est engagé. C’était du bruit aussi, mais organisé, bien rangé, la hargne et la violence, c’est aux prédateurs qu’elles sont laissées. Alors ?

Alors, le bruit des gilets jaunes l’a emporté.

C’est ça qui est bien avec les femmes, elles sont là, mais pas trop. Devant, la grosse voix et le poing levé, elles s’effacent, laissent passer, elles savent reconnaître la priorité.

STOP !

Qu’importe le message, seuls le vacarme insupportable, le bruit qui s’agite et le Buzz dégueulasse comptent, pour nos chers médias. On en est là. Navrante réalité.

Pourtant, l’égalité Femme-Homme, a été nommée GRANDE cause nationale par le Président Macron et sa Miss brushing Schiappa, féministe fantoche et fan du premier. Heu, et ça commence quand, exactement ?
Ce serait drôle, si ce n’était pas tragique.

Samedi-Dimanche-Lundi, 3 jours, pile ! Une femme est morte aujourd’hui, sous les coups de son (ex)compagnon…decombe-vivien_dollans-thomas

Si ça, ça ne vaut pas un gilet jaune, ça vaut bien un brassard noir, non ?

Féminisme, le combat continue.
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« La petite fille sur la banquise » d’Adélaïde Bon, d’une certaine glaciation de l’être…

La petite fille sur la banquise
Adélaïde Bon
Récit
Grasset

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 «  J’ai neuf ans. Un dimanche de mai, je rentre seule de la fête de l’école, un monsieur me suit. Un jour blanc.
Après, la confusion.
Année après année, avancer dans la nuit.

Quand on n’a pas les mots, on se tait, on s’enferme, on s’éteint, alors les mots, je les ai cherchés. Longtemps. Et de mots en mots, je me suis mise à écrire. Je suis partie du dimanche de mai et j’ai traversé mon passé, j’ai confronté les faits, et phrase après phrase, j’ai épuisé la violence à force de la nommer, de la délimiter, de la donner à voir et à comprendre.

Page après page, je suis revenue à la vie.  »

 Attention coup de cœur, coup de poing !

Le corps d’une  fillette, outragé, par le corps intrus, d’un pervers récidiviste.

Là, où il est entré, elle se ferme. Pour longtemps. Trop longtemps.

Adélaïde se tait quand tout son corps hurle à la mort. La mort et ses milles visages.

Pourtant, elle se bat Adélaïde, elle se dé bat, même, pour rattraper la vie. Mais la vie s’échappe, glisse, et la laisse KO. La voilà seule, encore,  avec son corps verrouillé, que rien ne pénètre. Même pas les pluies de larmes de son cœur.

Adélaïde est muette et aveugle. C’est dans le noir, qu’elle tâtonne, se cogne, tombe, se relève, et se perd. Le noir de sa mémoire. Une nuit froide, glacée et glaçante, qu’un jour enfin, un faible rayon de lumière éclairera.

Enfin, les mots supplanteront les maux. Enfin, la justice. Enfin, un frémissement de la joie simple d’être en vie.

Suivre Adélaïde dans son parcours de combattante, de petite fille à femme adulte, est éprouvant, dérangeant, révoltant. Mais absolument nécessaire.

A lire, donc.

Téri Trisolini

J-6 de la Marche du samedi 24 novembre : Nous toutes contre toutes les violences faites aux femmes.

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« Voyez les animaux-puisque l’on dit que les hommes sont des animaux comme les autres- les mâles ne battent pas les femelles de leur espèce, ils ne les oppriment pas, ils ne les tuent pas. c’est là le propre des sociétés humaines. »

Françoise Héritier, anthropologue.

A savoir : Dans le monde, au moins une femme dur trois a déjà été battue, violée ou abusée au cours de sa vie.

nous

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Lulu