*** On ne sait pas…

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(kusterle_poetries)

Les rencontres, les envies, les espoirs, les doutes, les douleurs, les rires, les joies, les jouissances, les larmes, les arrivées, les départs, la lassitude, les découragements, les attentes, les ententes, les malentendus, les risques, les lâchetés, les échecs, les réussites, les peurs, un sourire, un mot, la solitude, le silence…

On ne sait pas de quoi est faite la vie ni ce qu’elle nous réserve dans une seconde, une minute, une heure, demain, un an…

On sait que la vie a une fin et que le voyage, qu’il soit long ou court, sera unique. Une fois seulement. Une seule chance de faire la traversée sur une coquille de noix, parfois légère et fragile, parfois solide et tenant le cap.
Porté par un flot tranquille ou pas, joyeux ou pas, en solitaire ou pas… On ne sait pas…

Alors quand tout s’affole, tourbillonne, qu’on perd le sens et qu’on s’aperçoit qu’on ne sait plus rien, lâcher prise et suivre le flux.
Se laisser traverser par les vagues à l’âme, au corps et au cœur…

Ce que je crois c’est que tout dans la vie est une question de choix et qu’il existe deux moteurs qui influent sur eux. La peur et l’amour.
La peur pour freiner, éviter et sauver un confort même médiocre ou douloureux.
L’amour pour risquer le tout pour le tout et vivre un beau voyage.

Même si je ne sais pas, perdue dans l’œil du cyclone, je suis le flux et je sais encore que j’ai choisi d’aimer.

*** Sorry, i don’t understand the male-language !

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(Joan-Crawford-1928)

Les relations amoureuses… Encore et toujours…

Franchement, plus je prends de l’âge, moins j’y comprends quelque chose !
Jadis, conditionnée par des contes de fées mensongers, je croyais naïvement, qu’il suffisait que deux êtres tombent amoureux pour vivre heureux jusqu’à ce que la mort les sépare.

Mensonge !

Rien n’est moins simple que l’amour !

Moi, à l’école j’ai fait anglais en LV1, Espagnol en LV2, un peu de latin et même du Nahuatl – langue des Aztèques- en fac ! Et en prime, grâce à mes origines, je me débrouille en Italien !

Et bien qu’on se le dise, tout ça ne sert absolument à rien quand il s’agit de se comprendre entre les sexes !

Un langage c’est une façon d’appréhender le monde et savoir le dire, le raconter et le partager.
Et il parait évident que les femmes et les hommes ne parlent pas la même langue du tout !

Alors question : à quand les cours de langues mâle-femelle dans le cursus scolaire ?
Perso, je crois qu’il y a urgence…

So, sorry, i don’t understand the male-laguage, and, franchement, c’est très très chiant !

*** Août

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Les vacances sont là.
Je croise des personnes bronzées, des pas encore bronzées qui s’apprêtent à partir, toutes sont plutôt de bonne humeur, légères, souriantes…

Moi, je travaille, je consolide, j’édifie… Paris est mon antre, mon royaume, mon chez moi.
Par choix donc, je ne goûterai pas le sable chaud ni l’air iodé que j’aime tant.
Je ressens quand même un petit pincement alors, je ralentis un peu, m’octroie des parenthèses enchantées, bien accompagnée, cela va sans dire…

Décidément, cette année 2013 est pleine de surprises.
Ces derniers huit mois ont démarré sur les chapeaux de roue! Pleine de vitalité, de créativité et d’élan, j’ai connu des joies, des doutes, des déceptions, des découragements et des rencontres édifiantes et une rencontre magnifique.

Depuis janvier, j’ai appris, j’ai grandi.
Mon père m’a dit un jour « quand tu arrêtes d’apprendre, tu meurs. »

Alors vivre et aimer, ici, maintenant et pour longtemps.

***Ciel de pluie…

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Ce matin, le ciel s’est teinté d’un gris automnal. Il pleuvait sur Paris.
Après des jours de grand soleil et de chaleur intense, ce refroidissement, curieusement, m’a rassuré.

Était-ce dû à la correspondance avec mes bleus à l’âme ?
Était-ce dû à un besoin urgent de me recroquevillée dans ma bulle, au chaud quand tout en moi était de glace ?

Peut-être…
Sans doute…
Oui…

Alors, je me suis enveloppée dans un grand foulard, installée sur mon sofa, un livre à la main.
Les mots pour sublimer mes maux.
Ça ne suffisait pas, bien sûr… Mais c’était moins pire, je crois…

La journée suivait son cours. Il ne pleuvait plus, mais le ciel restait gris, plombé, froid.
Des mots ont sonné. Terribles. Déchirants. Je respire mais il n’y a plus d’air.
Répondre, quand même…

Les mots sont devenus paroles et silences.
J’ai froid.
La pluie menace encore et puis… Tiens, une éclaircie !
Brève et fugace mais le soleil a percé.
En un instant, il a fait beau, il a fait chaud… IL est là…

Par la fenêtre qui me fait face, je vois les gros nuages poursuivre leur course. Je souris. Au même moment, moi, j’ai chaud et dans mon cœur, le soleil a repris sa place.

La vie est belle.