157. Histoire de goût ou D’une certaine délectation.

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Dans quelles mesures aimer une personne dans son entier, c’est l’apprécier jusque dans chair ? Je m’interroge…

Devant un joli nourrisson joyeux et potelé, on a tous eu la tentation de vouloir symboliquement le croquer. Avec un amoureux ou une amoureuse, cela arrive aussi. Curieux phénomène qui par amour et tentation nous pousserait à devenir cannibale…

Quand on rencontre un nouveau partenaire et qu’il a attirance mutuelle, suivent quelques rapprochements physiques. Caresses, baisers sur la bouche, baisers éparpillés, les corps se frôlent, se touchent, s’emmêlent, s’enflamment… Les peaux semblent se reconnaître et se hâtent de se rejoindre. Elles font corps, elles s’appellent, se réclament, s’impatientent l’une de l’autre. Quand l’amour s’invite dans la danse, le désir et le plaisir décuplent. Délices charnelles… Gourmandises… On se savoure en corps et encore…

Pour l’avoir vécu, je sais qu’un des signes implaccables qui annoncent la fin d’une histoire, c’est le rejet de cette même peau, qui nous a pourtant enivrée, il n’y a pas si longtemps… Dégoût, on peut le dire… Quand on aime plus, tout dans l’autre est révulsif.

Quand on aime encore, le manque de l’autre est vif, dans le coeur et dans le corps… Dommage qu’il n’existe pas de patch pour se sevrer en douceur…

« Je t’ai dans la peau ! », un cri du corps pour le coeur qui en dit long sur nos sentiments…

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