« Vie et mort de la jeune fille blonde » ou pourquoi je suis amoureuse de Philippe Jaenada.

J’ai ri. Non, j’ai éclaté de rire ! Et éclater de rire en pleine lecture, croyez-moi c’est extrêmement rare. En tout cas, moi ça ne m’arrive pas souvent.

Alors à qui dois-je cet exploit ? A un auteur primé, connu et reconnu depuis quelques années déjà, et que je découvre tout juste. Enfin, que je lis tout juste pour être plus juste.

Je veux parler de Philippe Jaenada.

Reprenons.

Je suis book-addict, tout le monde le sait (Shoes-addict aussi mais c’est un autre sujet). Ainsi, je ne peux entrer dans une librairie sans ressortir avec le livre que j’avais l’intention d’acheter et ses 4,5,8… petits frères. C’est pourquoi, mon banquier m’a black-listée dans toutes les librairies de la région parisienne, et même celles du web. Interdite de librairie comme d’autres de Casino, pourquoi pas.

C’est donc armée de ma carte de bibliothèque, que je subviens à mes besoins  (doses?) littéraires quotidiens. Amen. 

Problèmes des bibliothèques, d’abord, le nombre limités d’ouvrages à emprunter (surtout quand on a les yeux plus gros que le ventre, comme moi. Littérature classique, étrangère, romans, essais, nouvelles, documentaires… Tout, je veux tout, donnez-moi tout, ici et maintenant ! Mais je m’égare…).

Et surtout, l’arrivée décalée et inconnue des dernières nouveautés, que je guette pourtant assidûment et qui finissent toujours par m’échapper ! Et oui, visiblement, je ne suis pas la seule follette de lectures, car d’autres férus parviennent sans cesse à me doubler, et empruntent, sans vergogne, les ouvrages tant attendus. De là, la véritable origine de l’expression « rat de bibliothèque », ne vous y trompez plus ! Mais je divague.

Ainsi en fut-il de « La Serpe » de Philippe Jaenada, que j’ai entendu et écouté lors d’une émission de radio, et que je trouvai fort intéressant. Il faut dire, que derrière mes airs innocents (quoi ?), j’avoue une légère appétence pour les faits divers et autres enquêtes policières (Agatha, Hercule et Sherlock chéris, sans oublier « Faites entrer l’accusé » )

Et voilà que le livre m’est passé sous le nez ! Et pas que ! Car j’avais noté aussi (oui, j’ai un petit carnet avec les titres des ouvrages qui m’intéressent, les auteurs et les rayonnages, et mort avec atroces souffrances à celui qui se moquera!) « la petite femelle » et « La femme et l’ours ». et devinez quoi ? Je vous le donne dans le mille ! Tous sortis ! Grrrrr ! La créature mi-femme, mi-italienne faillit se réveiller et tout envoyer valser, quand j’aperçois « Vie et mort de la jeune fille blonde ».  Je prends, j’enlève, je « rapte ».

jaeUne fois rentrée dans ma tanière, je m’installe et je plonge, encore complètement novice en Jaenadisme. Et je succombe.

Dés les premières phrases, je m’interroge, je souris. L’auteur et le narrateur m’intriguent. Sont-ce les mêmes ? Et puis je ris, franchement, à en faire sursauter CeriZeCat (mon chat boule et ronflotant), et plus j’entre dans l’antre du roman, plus je m’attendris et je comprends.

Je comprends que de toutes mes lectures passées (et ça date du siècle dernier), c’est la première fois que j’entends un homme parler de lui, de son intimité brute et virile, de ses failles, de ses fragilités, de ses trouilles aussi, avec autant d’humour et de sincérité, avec des mots simples, vrais, authentiques…

Bref ! Un flagrant délit d’humanité qui m’a bouleversée et qui résume à lui-seul pourquoi je suis tombée amoureuse de Philippe Jaenada.

Et que mon banquier aille au Diable ! Demain, j’aurai « La serpe » en ma demeure, et peut-être ses petits frères aussi !

A lire vite, et à aimer surtout. »Vie et mort de la jeune fille blonde » ou pourquoi je suis amoureuse » de Philippe Jaenada, Editions Grasset.

Belle vie pleine de livres à tous.
Luludeces-de-goltib-une

 

 

 

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Catherine, pourquoi je ne vous M. pas

Catherine Millet,
Pignon sur rue, auteure dont on ne sait trop quoi, mais qui a micro ouvert dans tous les médias.

Catherine Millet, je ne vous aime pas.

En 2001, quand votre livre « La vie sexuelle de Catherine M. » a paru et qu’on vous a vu vous pavaner, chatte nue et seins au vent, en couverture, à la radio, à la télé et dans la presse, je m’interrogeais déjà sur le sens de votre ouvrage.

Une bourgeoise égocentrique et exhibo qui veut titiller les « bons messieurs bien comme il faut », quel intérêt ?  Et, je passai mon chemin sans vous lire. Vous avez alors disparu de mon champ culturel, et c’était très bien comme ça.

Fin 2017, vous revoilà.
Hostile à #balancetonporc et #Metoo, vous  dégainez une tribune abjecte dans « Le Monde ». Droit à être importunée, dîtes-vous ? Si ce n ‘était que ça ! Vous voilà en train de regretter de « ne pas avoir été violée, pour montrer qu’on peut s’en sortir » ! La ligne était franchie, en aviez-vous conscience ? Visiblement, non.

Hier, je lis un article plus détaillé encore, sur votre insistance à croire que le viol, est une expérience comme une autre, puisqu’il est tout à fait possible, pour une femme de séparer son corps de son esprit, lors d’un acte sexuel médiocre ou sans intérêt. Et cela, sans conséquence pour la suite de sa vie.

Vous continuez en abordant un pseudo credo « catho-cathartique transcendant », ou je ne sais quoi, comme pour donner un sens mystique à cette scission corps-esprit qui vous excite tant, vraisemblablement.

Et là, c’en est trop.

Catherine M. ouvrez vos cuisses, vos tripes, votre cœur si vous voulez, et dégueulez tout ça par écrit, si ça vous chante, mais concernant le viol, fermez-la.

Fermez-la parce que vous ne savez pas.

La séparation corps-esprit lors d’une agression est une question de survie, entendez-vous ? Elle fait partie d’un trauma qui sera long à soigner et surmonter. Comprenez-vous?

Vous aimez partager vos expériences sexuelles perverses de da-dame patronnesse du cul, un poil vieillissante et pleine de regrets, ça vous regarde. Mais concernant le viol, fermez-la.

Fermez-la parce que vous ne savez pas et que vous ne voulez pas savoir.

Catherine M. vous croyez être une oeuvre d’art, votre propre création, une créature à la sexualité libre et ouverte, mais c’est faux.

Vous êtes une femme, comme moi.

Même si en cette instant, je préférerais vous exclure de notre « beau sexe », que vous bafouez, en faisant du viol une abstraction, alors que le viol est un acte criminel concret. Le viol est un crime. Retenez au moins ça.

Voilà, Catherine M., pour tout ça, je ne vous aime pas.

Et, de grâce, fermez-la.  Monica Vitti

Lulu

Pourquoi je suis amoureuse de Jérôme Commandeur.

 jeromecommandeur_siteJérôme et moi, c’est une longue histoire. 

Quand je dis Jérôme, je parle de Jérôme Commandeur bien sûr ! Enfin quand je dis bien sûr, ce n’est pas peut-être pas si évident que ça. Je m’explique.

En fait, moi, je le connais depuis longtemps. L’inverse n’est pas tout à fait vrai, puisque c’est complètement faux. Mais rien n’est perdu… Jérôme si tu m’écoutes… Enfin, si tu me lis… 😉

Reprenons.
J’ai fait connaissance de Jérôme Commandeur, en 1998 (aïe aïe aïe, 20 ans déjà) lors de la diffusion d’une émission de France2, intitulée « Rince ta baignoire ».
C’était une bande de jeunes journalistes (dont Marie Drucker) qui proposait une série de petits reportages d’actu pêchus (et là, je fais mon âge).

RTB1Orchestré par un Jérôme sautillant et « trublion » (huhu), alias « la Marie-Ange Nardi de l’émission ». dans un décor minimaliste et avec les effets spéciaux de l’époque (et le budget riquiqui qui va avec) c’était inédit et drôle.

Et déjà, il était craquant, Jérôme, avec son look à la Jean-Luc Delarue, (et le débit ultra speed qui va avec)

Et puis l’émission s’est arrêtée.

Suite à cela, il y a eu comme un black-out entre Jérôme et moi. En tout cas, j’ai complètement loupé son passage à « Graine de star » sur M6.

Apparemment, il y eut beaucoup de succès en tant qu’imitateur. Ceci expliquant peut-être cela, puisque je déteste les IMITATEURS ! Pardon… Excusez-moi, ça me fait toujours ça, quand je parle des imitateurs. C’est parce que ça m’angoisse les imitateurs, surtout quand, en plus d’une voix à peine reconnaissable, souvent les textes sont à pleurer de nullité. Et moi ça, ça me rend FOLLE ! En plus, tout le monde sait que les imitateurs, sont des chanteurs ratés. Mais je m’égare…

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Donc, Jérôme a pris ce chemin de traverse, avec pour seul objectif faire de la scène et être COMEDIEN !

 

 

Et, il a réussi.

Je pourrais vous dire que je l’ai vu dans « Commandeur et Goude », mais je mentirais.

C’est au cinéma que Je l’ai retrouvé, dans quelques rôles secondaires, où il excellait (ben quoi ?). Et puis, je le guettais (en tout bien tout honneur) lors de sa promo pour son one-man-show « Commandeur se fait discret ».
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Un spectacle que j’ai pu apprécier et applaudir que de mon salon, quelques années plus tard, car j’étais mariée à l’époque de sa sortie (Oh mon dieu j’ai été mariée ! Pardon, Excusez-moi, ça me fait toujours ça quand je pense que j’ai été mariée. Oh mon Dieu !) …

C’est aussi avec bonheur que je l’écoutais sur Europe1, dans ses chroniques, où parfois, c’est vrai, il usait d’imitations. Mais avec lui, c’était différent (quoi ?). Et ça l’est encore, puisque depuis quelques semaines, il a repris le chemin du micro matinal ! Yes ! Merci Europe1 !

Et puis, il y eut sa prestation inoubliable aux César 2016.  Une révélation pour ceux qui le regardaient de loin. Un triomphe pour ceux et celles qui comme moi, le suivent depuis ses débuts.

2017, la consécration, avec la soirée des César comme Maître de Cérémonie.arton88785

2018, « Tout en douceur », vu et applaudi en live, s’il vous plait !

20 ans. Il aura fallu 20 ans pour qu’enfin nous nous rencontrions, en vrai…  Toi et moi, chabadabada… Bon, ok, j’arrête, ça devient flippant !

Vous voulez savoir pourquoi je suis tombée amoureuse de Jérôme Commandeur ? C’est très simple. C’est parce que ce mec a les deux plus grandes qualités que je recherche chez un homme. Il est intelligent et drôle

Et, dans « Tout en douceur », tout est là.
Folie douce, vérité crue et finesse acide, avec juste ce qu’il faut d’autodérision et de noirceur, dans le jeu et dans le texte, pour rire aux éclats, pendant une heure et demi.

« Tout en douceur » de et avec Jérôme Commandeur, c’est ça et bien plus encore ! 

Rendez-vous vite au théâtre de La Gaité-Montparnasse pour rire et l’applaudir à tout rompre !

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Un spectacle de Jérôme COMMANDEUR
Mise en scène Jérôme COMMANDEUR et Xavier MAINGON

Jusqu’au 29 avril 2018
Du mercredi au samedi à 21h
Samedi à 17h – Dimanche à 17h

THEATRE DE LA GAITE MONTPARNASSE
26, rue de la GAITE 75014 Paris
TEL : 01 43 22 16 18

http://www.gaite.fr 

Allez, hop ! tout le monde dehors !

Lulu CoccinelleGotlib(Je vous ai parlé de son regard de velours ? Non ? Dommage…)

« Devenir celle que je suis » de Delphine Philbert ou quand être est en devenir…

« Devenir celle que je suis », un titre en écho au fameux « On ne naît pas femme, on le devient » de Simone de Beauvoir.

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Devenir celle que je suis, devenir celle que je suis, devenir la femme que je suis… Soudain, cette phrase simple, qui sonne comme une sentence, tourne en boucle dans ma tête…

Je me plonge alors dans la lecture d’un récit poignant, rageant et rageur, qui bouleverse par sa sincérité et anime par sa douleur.

Delphine est née Didier mais Didier ne le sait pas. Ou plutôt Didier ne le veut pas. Les années passent, et chez Didier rien ne dépasse.
Marié, deux enfants, un métier qui l’adore… Vu de l’extérieur, tout va bien… En apparences. Car à l’intérieur, Didier se fissure et se brise. Vivre ou survivre, il faut faire un choix. Sa vie vole en éclats.

Didier est mort. Vive Delphine ! Mais, on en est pas encore là.

Divorce, séparation d’avec ses enfants, famille en lambeaux, des larmes, des désespoirs, le trou noir…

Tout recommencer, renaître… Naître… N’être que soi.

« Devenir celle que je suis » est le parcours d’une femme née dans le corps d’un autre sexe. Il en faut de la force et de la persévérance pour le comprendre, l’accepter et ensuite se battre, pour (re)trouver son harmonie et son intégrité.

Delphine Philbert est une héroïne, une battante, une guerrière… Delphine Philbert est une femme !

Je suis née fille avec un corps de fille, un sexe de fille et hétérosexuelle. Aucune ambiguïté à ce sujet. Mais pour « devenir la femme que je suis », il en a fallu du temps, des épreuves et des larmes aussi. En ça, Nous sommes sœurs Delphine et moi.

A une différence près, car ma chance, c’est d’être dans la norme. Delphine et tout autre personne appelée « trans » (terme générique, la réalité est bien plus complexe), non. Anormale, au point de demander des expertises médicales et psychiatriques humiliantes avant que l’Etat, consente à accorder ou non, l’identité conforme au genre.

Ainsi, pendant des mois, Delphine restera Didier aux yeux de l’administration ou toute autre institution ou autorité en droit de lui réclamer sa carte d’identité non modifiée, et ça, ça énerve !

Qu’importe votre apparence, votre avancée dans votre transition et surtout, qu’importe qui vous êtes en votre fort intérieur, la loi c’est la loi. Vous êtes une femme dans un corps d’homme, ou un homme dans un corps de femme, prouvez-le !

Oui, ça aussi, ça me met en colère !

Et encore, réjouissons-nous de vivre en France, car il faut rappeler que dans une grande partie du monde, les personnes « trans » sont non seulement humiliées, mais battues, violées, emprisonnées, assassinées…

Avec « Devenir celle que je suis », Delphine Philbert raconte bien plus que sa transition d’un sexe à l’autre. Elle nous invite à partager sa vérité, en tant que femme, révélée, lucide et lumineuse, et la réalité douloureuse de la condition de « Trans », aujourd’hui, en France.

Pour tout ça, Madame Philbert, merci.

Lulu

« Devenir celle que je suis… » de Delphine Philbert.
Ed. Max Milo

Manu Payet alias Emmanuel, and guest…

Pour un 31 décembre, rien ne vaut d’aller voir un spectacle. Et quelle heureuse idée de voir « Emmanuel ».MANU-PAYET_3599029590539995148

Il faut savoir que j’ai adoré le premier spectacle de Manu Payet. Le comédien était déjà là, avec l’humour aiguisé, l’espace scénique maîtrisé et les répliques cultes, qui fusaient. J’étais conquise. Donc, dés octobre, quand mon oreille saisit l’info que Manu remettait ça, je me réjouis d’avance !

Dimanche 31 décembre 2017, j’y suis et je ne suis pas déçue ! Manu a grandi, moi aussi, Manu a vieilli, moi aussi, mais moins… Et, il veut qu’on l’appelle Emmanuel ! Moi, pas, évidemment !

Et voilà tout ce qui va avec le statut d’adulte quarantenaire. Le couple est central, mais la ronde d’amis aussi, avec la version 2.0 des soirées où chacun apporte sa bouteille de vin…

On rit de tout, on rit de nous et c’est jouissif ! Moins de scènes cultes, mais beaucoup d’identifications, avec un Manu Payet très en forme, qui touche par sa sincérité et son humour sans fard.

A applaudir au plus vite, donc. Et à guetter à la soirée des Césars, où MC Payet, mènera la danse des trophées.

Ceci dit, je ne peux clore cet article sans un petit bémol… La première partie… (soupirs)

Si je n’ai pas retenu le patronyme de celui qui nous a imposé ses sketchs, avant l’entrée de l’artiste, le vrai, Manu Payet, ce n’est peut-être pas pour rien….
coccinelle-01 Soyons clairs, je ne suis pas bégueule à découvrir de nouveaux humoristes. Au contraire, j’ai même une vraie curiosité à ce sujet car j’en trouve actuellement, peu à mon goût. Seulement, là, ce type, comptabilise à lui-seul tous les défauts rédhibitoires, communs à la nouvelle scène de « comiques ».

Aucune présence scénique (tiens-toi droit, bon sang !), débraillé (fais un effort, il y des gens qui te regardent, quand même), articulation approximative (hein ? ), jeu zéro (non mais, comment te dire ? Pour le stand-up aussi, il faut savoir jouer la comédie…) et le texte…Oh mon Dieu, le texte !
Là, on atteint le sommet du pompon de la pomponette.
Ce jeune homme, comme nombre de ses collègues qui-se-croient-drôles-parce-qu’ils-font-rire-3-potes-et-se-prennent-pour des humoristes-au-point-de-monter-sur-scène-alors-que-non-tu-n’es-pas-drôle-du-tout-du-tout-du-tout !, trouve très malin et opportun, pour faire rire, de parler de sa t…, enfin de sa b…, de ses attributs, quoi !
Oui, c’est une nouvelle mode chez les comiques en devenir. Alors, je ne sais pas qui leur a filé le tuyau (sans mauvais jeu de mots), mais là, il faut que ça s’arrête !

Non, non, non, ta queue ne nous intéresse pas ! Ni sa taille, ni sa grosseur, sa circonférence, son poids, son goût… que sais-je ! Non, nous on s’en fout et ça n’est pas drôle !!!!!  Alors, tu te la colles derrière l’oreille, tu rentres chez toi, et tu bosses ! La scène, ça se mérite ! Et, là, c’est mal barré pour toi !
Mais, je ne vais pas m’énerver, ça donne des rides…65157630

Après sa « prestation », Manu Payet, nous apprend que c’est la 6e fois de sa vie, que cet individu monte sur scène… Ben, ça se voit… Et, franchement, à moins que ce soit pour un pari, ou contractuel parce qu’il serait le fils/neveu/gendre du directeur du théâtre, il faut qu’il arrête. Il n’est pas fait pour ça… C’est pour son bien que je dis ça… Et, le bien de tous aussi. Non, ne me remerciez pas.

Et Bonne année surtout.
Allez, rideau !

coccinelle-mondes-gotlib-musee-judaisme-expositionLulu

Petit papa Noël… Prends garde à toi.

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Bon, c’est fait. On est entré de plein pied dans la période  préparation de Noël, avec son cortège de pubs de cadeaux, qui va avec. Soit.

Mais, voilà, insidieusement (ou pas d’ailleurs) s’y faufilent des pubs plus sexistes les unes que les autres. Encore plus que d’habitude, je veux dire. Ce qui n’est pas rien.

Et il y en a une qui m’horripile particulièrement, c’est celle pour un lave-vitre Karsher. Elle est diffusée depuis des semaines déjà, pas spécialement pour Noël, mais elle représente tout ce qu’il y a de détestable dans la reproduction des rôles féminin-masculin passéiste.

Qu’y-voit-on ? Une femme, tellllllement épanouie dans son grand salon immaculé, illuminé par une non moins grande verrière, donnant sur un immense jardin. Elle est seule, c’est l’après-midi, monsieur-papa est certainement au travail. Pas elle….

Soudain, qu’aperçoit-elle ? Une horde de gamins déchaînée, décidée à tout foutre parterre. Enfin, plus précisément, et pour une raison inconnue, ils vont uniquement s’en prendre à ses jolies vitres cristallines. Je veux dire, ils laissent le reste du salon nickel ? Bizarre non ? Bref ! La madame-maman est contrariée ! Crotte, zut, flûte, l’ont tout salopé ma baie vitrée !!!

Heureusement, le lave-vitre Karcher est là ! Elle s’en saisit avec un plaisir non dissimulé et dans un sourire d’extase, fait disparaître les gribouillis multicolores, de ces charmants bambins… Aaaaaaaaaaah soulagement orgasmique. De l’autre côté de la vitre, la bande de marmots, finalement foutue dehors manu-militari, fait des grimaces, et l’un d’eux menace même de sa main, de laisser une nouvelle trace. Oh ben non, alors ! Madame-maman fait la moue. Fin.

Bon. Pas la peine de vous faire un dessin (sur une vitre par exemple huhuhu!), tous les codes sont là. Madame-maman ne travaille probablement pas, Elle s’occupe des enfants (bon gré ou mal gré, ça...) et prend parfaitement soin de son intérieur. Parce que La Femme, qu’on se le dise, ça vit, ça respire, ça s’épanouit à-la-maison !

Et de retrouver tout ce qu’il y a de plus archaïque dans la représentation du genre, grâce à la fabuleuse invention des arts ménagers, pour vous mesdames.

1970

 

Dès les années 20, un salon est même proposé, pour aider la brave ménagère, à la (parfaite) réalisation de ses tâches domestiques. Devenez la domestique consentante et heureuse de votre famille, grâce aux nouvelles technologies ! On en est pas loin. et ce salon existe encore… Soupirs… (Cliquez, ici vous ne serez pas déçu/e : http://www.ina.fr/video/AFE85004973  )

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Ne nions pas pour autant, que l’électroménager à aider les femmes à se libérer de la hardiesse de ces tâches, mais pas de l’obligation de s’y plier.

Donc, Noël approchant, voyons ensemble, les cadeaux à éviter absolument ! C’est NON NEGOCIABLE ! Et les « arts ménagers » sont en tête de liste !

Fer à repasser, aspirateur, chariot rigolo pour faire les courses (heu ça fait rire personne en fait…), lave-vitre (Sérieux, combien de fois par an, lavez-vous vos vitres ? Faut-il vraiment un karcher pour ça ? Je m’égare…), lave-linge, lave-vaisselle, et même cuisine équipée, c’est NON ! Ce genre de truc n’est pas un cadeau PERSONNEL NI PERSONNALISE, mais un apport pour le collectif ! Pigé ?

1932

Et ce n’est pas le cadeau pour maman, même si elle le réclame, car oui, c’est encore elle qui se tape le plus gros du boulot. Charge mentale, ça vous parle ? Ces « arts du ménage » devraient être utilisables et utilisés par toute la maisonnée. Je ne vous apprends rien, là…

Donc, l’électroménager et extension, ça s’achète tout au long de l’année, excepté à Noël, anniversaire perso, anniversaire de mariage, de pacs, fête, fête des mères (Maréchal, nous voilà !),  Journée des femmes, fêtes de grand-mères (oui, alors ça, ça a été créé par les cafés du même nom) et Saint-Valentin.

Attention, la réciproque est vrai. On évite la perceuse, la tondeuse ou la tronçonneuse pour monsieur.

Alors, un bon cadeau, c’est quoi ?
C’est celui qui fait plaisir, celui qui correspond à une envie, pas à un besoin. Ecoute-la/le, regarde-la/le, et si vous séchez, demandez une liste, la plus folle, sans restriction ! Vous pourrez toujours adapter selon vos moyens.

Exemple : Elle ou lui, adore les films Bollywood et rêve d’un voyage en Inde. Bon, ça coûte une blinde et justement, il faut changer de voiture, déménager ou payer la nouvelle chaudière, donc, impossible. On adapte ! Un spectacle Bollywood, un resto indien et/ou des cours de danse Bollywood ! Le tour est joué.

Elle ou lui adore un auteur. Ok. On lui offre son dernier livre et on se débrouille pour trouver une séance de dédicace, où rencontrer l’écrivain.

Je m’arrête là, mais les possibilités sont infinies, à condition qu’on se creuse un peu la nénétte ! (oui, bienvenue en 1982, date de cette expression).

Et pour les grincheux/seuses qui déclarent crânement : « Ouais, moi je déteste les fêtes officielles avec cadeaux obligatoires. C’est que commercial et puis c’est tout ! Je peux en faire toute l’année des cadeaux, si je veux ! » Menteurs/euses ! Ils/elles ne le font jamais ! Ce sont des pinces, point barre.

original Sur ce, je vous laisse, je dois faire mes listes (cadeaux à offrir et à recevoir). car, oui, moi j’adoooooooore Noël !

Le combat continue. je suis de celui-là.

Lulu

 

Loi du silence, aux pays des lâches

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Dénonciation, le mot maudit.
Dénonciation, le mot imprononçable.
Dénonciation et sa petite sœur délation, relents d’un passé sombre, qu’on préférerait oublier…

Soit. Si dénoncer vous donne de l’urticaire, préférez-lui, signaler, alerter, révéler, signifier… Les synonymes sont pléthore. Servez-vous !

Seulement non, car voilà des messieurs bien frileux, qui se cachent derrière leur petit doigt, souvent ronds de cuir, bien placés sur l’échiquier politique ou médiatique, qui refusent, drapés dans leur honneur, de dénoncer un camarade, qui s’adonnerait au harcèlement, aux attouchements ou au viol.

Mais quel code de l’honneur vous unit-il ainsi, au point de préférer vous taire, plutôt que de parler, pour aider une victime à faire (re)connaître son bourreau ?

Au nom de quoi et de qui, ne feriez-vous pas votre devoir de citoyen en dénonçant (oui, moi, je n’ai peur de rien !) un salaud en puissance, de votre connaissance ?

N’est-ce pas là, aussi, votre devoir d’élu et d’homme publique, de prendre la parole pour ceux et celles qui ne le peuvent pas ?

Je rappelle que l’on parle de harcèlements et d’agressions sexuels. Pas de maladresse, comme se plait à penser Sapin-crétin par exemple ! Lui-même, pris la main dans le sac, soulignons-le.

Question outrancière : Faut-il qu’il s’agisse de votre fille, votre sœur ou votre épouse, pour que vous l’ouvriez enfin ?
Mmmmh, non, même de ça je ne suis pas sûre…

Et soudain, cette idée folle ! Mais oui, mais c’est bien sûr ! Je ne te trahis pas donc tu ne me trahiras pas. Je ne parle pas, tu ne parles pas / Tu parles, je parle.

Et si finalement ce n’était que ça. La loi du silence : Je me tais je te protège, donc je me protège.

Auraient-ils tant à se reprocher, ces messieurs bien comme il faut, représentants de la République et/ou de l’Intelligentsia parisienne ? Auraient-ils tant d’intérêts en commun ? Ont-ils tant à cacher ?… Ont-ils perdu la parole, en même temps que leur paire de couilles ?…

Je m’interroge… 

Et, pendant ce temps-là, le combat continue, et je suis de celui-là.

Lulu